la finition de meublesLES MEUBLES AU DÉBUT DE LA COLONIELes meubles au début de la colonie Les premiers colons sont arrivés au Québec vers le 17e siècle sans meubles et sans maisons . Ils ont dû s'improviser menuisiers en construisant des maisons et ébénistes en fabriquant des meubles . Au début on utilise surtout les bois durs : chêne , érable,merisier et noyer ; ensuite on utilise les bois mous, comme le pin et le tilleul. Les meubles à cette époque ne présentaient pas une finition très très raffinée. Tous ces meubles étaient assemblés à l'aide de mortaises et de chevilles de bois. Les clous métalliques n'étaient pas encore en usage . Quant à la colle, elle viendra beaucoup plus tard, à peu près en même temps que les clous carrés. Pour la construction des maisons, on utilise d'abord des clous de forge. Au début du 19e siècle, on avait des clous carrés, qui étaient fabriqués par les forgerons . Vers 1837, s'installèrent des manufacturiers de clous carrés. Vers 1890 ils fabriquent aussi les premiers clous ronds. Pour avoir des pentures ou charnières, ils ont dû là aussi faire preuve d'ingéniosité. Elles étaient fabriquées selon les besoins, plus de 300 différents modèles, au début du 19e siècle, soit vers 1820. En 1860, avec l'arrivée des Anglais on voit apparaître de la quincaillerie en fonte et des pentures de laiton.. Dans ce temps là une teinture qui imitait le noyer était fabriquée localement, par nos artisans ,menuisiers, ébénistes et teinturiers . En faisant sécher l'enveloppe des fruits des noyers, qu'on égrenait ensuite pour en faire une poudre, mélangée à de l'huile de lin et de la térébenthine, on obtenait une teinture de la couleur du noyer. Cette enveloppe des noix du noyer de couleur verte à la cueillette, devenait brune en séchant et de cette poudre devenait du brou de noix (encore disponible ). Une autre marque d'ingéniosité se manifesta dans la façon de peindre en rouge les grandes portes de grange, remise, étable et écurie, ainsi que les cadres des portes et fenêtres. Cette peinture contrastait avec les bâtiments peints en blanc, avec la chaux délayée dans l'eau, appelée chaux de lait. Après la cuisson, la glaise de poterie prenait la couleur rouge. Une fois celle-ci refroidie et égrenée, on mélangeait le tout avec de l'huile de lin et de la térébenthine. On désignait la peinture ainsi obtenue de couleur « sang de boeuf ». Telles étaient les belles granges blanches et les ponts couverts , avec les portes et cadrages des fenêtres peints en rouge dans toutes les campagnes du Québec . Malheureusement, il reste bien peu de ces granges et de ces ponts au Québec. Souvent on utilise la même peinture pour les plafonds de certaines pièces de la maison avec la couleur « sang de boeuf », surtout les pièces de séjour où la fumée de la cuisson ou des fumeurs jaunissait le plafond. On évitait ainsi les nettoyages fréquents du plafond de couleur pâle. les estampilles « made in » sont apparues vers 1905. Avant cette date, il n'y avait pas d'identification sur les nouveaux meubles, ce qui rendait impossible d'identifier la provenance ou l'identité de l'artisan qui avait fabriqué le meuble. Société historique cap rouge (m J.M. Du Sault) DENIS BOULIANNE WWW.FINITION-DE-MEUBLES.COM
Article ajouté le 2008-01-08 , consulté 98 fois CommentairesLiensVoir les articles de la catégorie " COUPS DE COEUR "Afficher une version imprimable de cet article Retour aux articles |